Monolith in Magnuson Park: Who planted it?
ln memoriam
Quelques minutes après avoir appris la mort d’Arthur C. Clarke, j ‘achemine le message suivant à la Arthur C. Clarke Foundation :
The author of the 2001-3001 tetralogy brought Humankind to the global village, with the satellite. That is unforgettable and shall remain forever in the collective soul memory.
There are not enough people acknowledging the important metaphysical challenges posed by TMA-I, as a symbol to the presence of intelligent life in Universe. Mostly, 2001 is the surface of the iceberg. Any reader leafing to the final chapter of 3001 will understand how deep the implications of intelligence in Universe are.
But now, we will miss one important link to the wisdom of the greatest writer in speculative scientific literature.
A carbon based friend, bowing and meditating.
There is now a time for sorrow… (1)
En reprise en hommage, réédition d’un texte précédent…
Tout a été dit sur AMT-1 ?
La semaine durant, le travail professionnel nous absorbe; il reste heureusement les samedis et dimanches pour fouiller allègrement sur le Web, voulant étendre la collection de signets de la bibliothèque et souhaitant enfin avoir repéré l’essentiel, alors qu’une surprise nous attend au détour. C’est ce qui s’est produit le dimanche 18 juin, en ce qui concerne ce présent billet.
Disons que dès ce moment, deux choix s’offrent à nous. On veut conserver jalousement l’information pour en profiter pour soi, même s’en délecter, s’imaginant enfin détenir un secret qui nous est propre, une espèce d’égoïsme que la plupart des internautes doivent éprouver à certains moments, j’en suis convaincu. Ou bien, on désire alors partager le plus rapidement cette découverte accidentelle ou prodigieuse pour étonner et surprendre nos lecteurs et lectrices, avec une espèce de petite fierté presque malsaine en nous disant : «comme je suis perspicace et persistant… je trouve vraiment l’inhabituel sur le web». Peu importe notre choix, on sait très bien que tout finit par se savoir, alors à quoi bon vouloir garder les choses pour soi ?
Comme la tétralogie 2001-3001 de Arthur C. Clarke est abondamment référencée sur le Web, il est assez facile de se perdre dans le labyrinthe de références. En contrepartie, chaque site offrant des renvois vers d’autres sites, comme un jeu de perles de verres se renvoyant les images les unes aux autres, formant un anneau web (webring) dans lequel nous pourrions être condamnés à tournoyer sans fin, nous pensons momentanément que nous sommes rendus à la fin du cercle.
Pourtant, précisément à ce moment, accidentellement, on aboutit sur une nouvelle information que nous n’attendions pas, un entrefilet, une nouvelle heureusement encore archivée parmi tant d’autres qui disparaissent. Il semble alors qu’on vient de trouver momentanément une nouvelle piste de réflexion, une perspective différente qui permettra un nouvel éclairage sur un thème qui retient notre attention.
On résiste mal au danger de disparition de la référence à tout jamais de ce renvoi, où on vient enfin de trouver une information qui est presque inédite… et parfois, hélas, on aboutit à une page d’erreur http devant laquelle on doit fait le pied de nez, devant un néant virtuel nous obligeant à un silence qui demeurera à tout jamais le signe d’une disparition incontrôlable.
Dans ces circonstances on tente alors désespérément de sauvegarder ce qui est reste, pour la postérité, au moins sauvegarder les images dans une archive ou les pages résiduelles sous forme d’un fichier PDF. Ainsi, aujourd’hui, je me prépare à ramener en surface un événement qui pourrait être tout à fait banal, un événement au début de ce nouveau millénaire, commencé le 1er janvier 2001 au lieu du premier janvier 2000 – et Dieu sait s’il y a eu des débats à ce sujet.
Retour sur 2001 en 2001
Une icône cinématographique marquait le début de ce millénaire – 2001 Odyssée de l’espace – film que tant de cinéphiles ont vu et qui les a plongés dans un état réflexif, et – je le répète encore – qui n’a vraiment pas été compris parce que peu de lecteurs ont eu le courage de se taper la tétralogie complète 2001-3001. Pourtant, je persiste et signe, insistant à nouveau que cette œuvre phare devrait continuer à nous faire réfléchir sur la place de l’Intelligence dans l’Univers. Rien de moins.
Un fait divers, survenu en janvier 2001, nous le rappelle : la disparition d’une réplique du monolithe 2001 d’un parc de Seattle. Et comme cet événement pourrait se classer définitivement sous la bannière d’un fait divers, on lui attache peu d’importance. Le risque de disparition des articles et photos qui en restent est probablement beaucoup plus élevé que pour pour les informations détenant un statut de référence permanente. Je m’affaire donc à recueillir ces informations et à en faire un bilan.
Pour le moment, une conclusion provisoire fait surface : Un groupe d’ artistes fait apparaître une réplique du monolithe AMT-1 dans un parc de Seattle, aux États-Unis; mais il disparaît aussi rapidement, ce qui manifesterait probablement le refus d’une communauté citadine de voir trôner au milieu d’un parc un symbole incongru et incompréhensible. À la limite, si ce monolithe AMT-1, évoque la présence d’une autre forme d’intelligence dans la mémoire collective des cinéphiles kubrickiens ou des amateurs de la prose spéculative clarkienne; valait mieux le gommer, le rayer, le faire disparaître. Même si ce monolithe est une création imaginaire, sa présence semble effrayer, on dira ce qu’on en voudra.
Afin de suivre l’évolution de cette investigation personnelle, vous pourrez consulter le signet AMT-1 dans la bibliothèque. La liste va s’allonger petit à petit; dans quelques semaines, si tout va bien, pourrai-je alors élaborer un peu plus sur cette malheureuse disparition; encore plus sur la symbolique tout à fait exceptionnelle de ce monolithe, sur laquelle on peut s’appuyer pour réfléchir différemment sur la place de l’Intelligence dans l’Univers.
Un nouveau germe dans l’imaginaire Humain
Même si dans la cosmologie spéculative clarkienne, les Créateurs sont à la source de ce monolithe, qui dit que nous ne pourrions être nous même un jour les créateur d’un tel monolithe ?
Il pourrait alors être envoyé vers de lointaines destinations, pour faire part de notre présence. Nous verrrons que la technologie sur laquelle repose ce monolithe est très impressionnante. Si vous croyez encore qu’il s’agit d’un simple monolithe dans le sens traditionnel, vous devrez peut-être refaire vos devoir – cela dit simplement sous le ton d’une moquerie sympathique – resortez votre ruban VHS ou votre DVD 2010, évaluez ce qui se passe en banlieue de Jupiter, alors que le monolithe commence à se répliquer presque à l’infini. Clarke, sans le savoir, ou au contraire le sachant très bien, attribuant à d’autres Créateurs la confection d’ un tel monolithe, implante dans l’imaginaire humain une recette de l’ultime machine à explorer l’Univers. Pas pour demain, ni après-demain, mais dans un demain éloigné mais non impossible. Nous ne serons probablement pas là pour voir une telle création, mais son germe est déjà présent. Jules Verne nous avait déjà suggéré un voyage dans la lune, gardons-ceci en mémoire…
Qu’en retenez-vous ?
Niveau 201 | Bibliothèque de signets | Sources
Illustrations
- Mysterious monolith marks 2001. BBC News America 2001-01-03
- Monolith on the move again — this time to the shop for repairs. Seattle Post Inteligencer. 2001-01-05
Apostilles
- Si des lecteurs ou lectrices sont au fait d’autres sources intéressantes sur cet incident ou d’articles de fond sur AMT-1, ce serait généreux de votre part d’en faire mention en commentaire, en vous remerciant à l’avance.
- Pour en savoir plus : Actualité Google Google News
(1) L’auteur de la tétralogie 2001-3001 a mené l’Humanité au village planétaire, grâce au satellite. C’est inoubliable et restera à jamais dans la mémoire de l’âme collective.
Il n’y a pas assez de gens en reconnaissant l’importance des questions métaphysiques soulevées par AMT-1, en tant que symbole de la présence de vie intelligente dans l’Univers. Pourtant, 2001 n’est que la pointe de l’iceberg. Tout lecteur se rendant au dernier chapitre de 3001 comprendra la profondeur des conséquences de l’intelligence dans Univers.
Désormais, nous manquera à jamais ce lien important à la sagesse du plus grand écrivain dans la littérature scientifique spéculative.
Un ami à base de carbone, saluant et méditant.
Il ya maintenant un temps pour la tristesse…
DANS LE CALME APPARENT…
TOPOLOGIE COSMIQUE
DE LA MOUSSE QUANTIQUE
Cette conscience cosmologique peut par exemple nous conduire à des expériences qui ne s’inscrivent pas dans le monde rationnel où sont nécessaires les images, les représentations précises de phénomènes physiques ou les preuves mathématiques. Pour certains, ce serait se permettre de rentrer au vestibule de l’irrationnel ou de l’émotionnel simplement dit. C’est comme si on s’adresssait alors à notre 







Elle a pourtant retenu l’attention de magazines comme Scientific American et de revues scientifiques à comité de lecture comme Nature. Des articles récents sont aussi disponibles en pré impression, sur le site
habituellement proposés dans les ouvrages traitant de cosmologie. Il n’est pas suffisant, selon Luminet, de s’interroger uniquement sur la courbure potentielle de l’espace. Les assises sur lesquelles Luminet s’appuie sont accompagnées d’un avertissement crucial : pour savoir si l’Univers est fini ou infini, il ne suffit pas de déterminer sa métrique ou sa courbure spatiale, il ne suffit pas non plus de comparer uniquement son paramètre de densité et établir si il est inférieur, égal ou supérieur à 1. Des hypothèses supplémentaires sont nécessaires : celles de la topologie. Il nous fait explorer des modèles concurrents; on passera ainsi du cylindre à la fougasse, puis ensuite à des formes fascinantes, plus particulièrement l’hypertore, en examinant pour chaque modèle quelles en sont les possibilités et les conditions d’existence.
comme si on observait l’ensemble de l’Univers à travers une espèce de kaléidoscope gravitationnel cette fois, au lieu d’une simple lentille gravitationnelle. Certains modèles topologiques de l’espace peuvent ainsi permettre l’apparition d’images fantômes. Pour le moment, le modèle privilégié par Luminet est un univers dodécaédrique, selon un modèle d’espace hyperbolique de Seifert-Weiber. En ses propres termes :
de passer au peigne fin des quantités incroyables de données sur les motifs de fluctuations de température du fond du rayonnement fossile. Selon la grandeur réelle de l’Univers, est-il possible que de telles superpositions puissent vraiment exister ? On peut même se demander à la limite si cela n’est pas utopique.