Revenir à son futur…
Aujourd’hui, c’était une plongée vingt ans en arrière. Depuis quelques mois, le projet de retrouver un essai proposé à la revue scientifique Anthropologie et Sociétés ne cessait d’être repoussé d’une semaine à l’autre; le démarrage de ce blogue ayant nécessité plus d’attention que prévu.
Pourtant, il n’y avait qu’à sortir de la pénombre ce gros cartable de travaux, rédigés pendant un séjour universitaire; belle activité pour occuper un samedi gris. À la lumière d’une seconde lecture de l’essai en question, avec vingt ans de recul, l’idée saugrenue de le publier sur la blogosphère s’est transformée en un nouveau projet : faire de cet essai la tête de proue d’une nouvelle série de billets sur le thème cybernétique.
Bien qu’il soit maladroitement coiffé du titre Une conférence d’anthropologues à boutons, avec un certain recul cet essai semble toujours se qualifier comme une réflexion embryonnaire sur les rapports entre Humains et Machines.
Mais une question demeure pourtant en suspens : Pourquoi un blogue focalisé sur les thèmes astrophysique, astronomie et cosmologie devrait-il comporter des billets sur le thème cybernétique ?
La rédaction des billets Calculons-nous mieux que l’Univers confirme que la relation entre les Humains et les Machines fait définitivement partie de l’équation cosmologique; les ordinateurs sont en effet des machines : une extension de nos sens et de notre intelligence, pour le moment. Ces ordinateurs risquent éventuellement d’excéder notre intelligence dans un avenir assez rapproché – peut-être trop, même.
Ray Kurzweil, à ce titre, est un des auteurs les plus prolifiques à ce sujet. Ses essais ne cessent de nous en prévenir. Nous référerons souvent à son oeuvre dans cette nouvelle série de billets, à partir du 2 juin 2006.
Du côté francophone, pour se préparer à fréquenter cette série, l’essai de Céline Lafontaine, L’empire cybernétique – Des machines à penser à la pensée machine, constitue le point de départ par excellence pour méditer sur la cybernétique; sortant surtout du cadre restrictif de la pensée de Norbert Wiener. En se référant au texte de présentation de son ouvrage, « il s’agit de reconstituer, avec précision, la généalogie d’un paradigme qui fut et demeure très influent, aussi bien sur le vieux contient qu’outre-Atlantique ».
Effectivement, de plus en plus influent, même si ce terme est souvent utilisé sur la blogosphère, sans justification véritable, en constant le nombre incroyable de renvois qui s’y rattachent; environ 178 000 pages comportent ce terme au moment de la publication de ce billet!
En anglais, quand il s’agit d’étudier les communications entre machines, on a créé l’acronyme M2M (Machine to Machine); dans le milieu des affaires, on utilise B2B (Business to Business)… dorénavant l’acronyme H2M (Human to Machine) désignera globalement le paradigme cybernétique.
Enfin, si cet essai retrouvé a été retenu, autant pour son âge que pour sa naïveté, c’est en relisant aujourd’hui cette gentille lettre manuscrite, faisant part de l’impossibilité de publier ce texte, un commentaire agréable, oublié depuis, refait surface. On avait évalué, à cette époque, que « la forme d’abord est plaisante, mais il y a aussi cette façon de glisser en douce comme une espèce de mise en garde, ou tout au moins de désigner discrètement une certaine voie de réflexion ».
Ainsi, le 2 juin, vingt ans plus tard, un nouvelle version de cet essai sera publiée, accompagnée d’une actualisation de cette mise en garde, dans une présentation spéciale, en côte à côte.
Ce sera donc l’amorce d’un troisième virage pour le blogue univers zéro un 101, le dernier étant d’avoir quitté le «regretté» MSN Spaces. À surveiller…

2007 08 09 at 07:37
L’anthropologie cybernétique, c’est pour moi l’étude de l’esprit humain vue par les informaticiens, l’IA “vraie”, mais c’est aussi l’étude du devenir de l’homme a travers les machines. Et précisement je viens de publier un livre, L’esprit, l’IA et la singularité, qui montre que l’IA et la singularité sont pour demain. Il faut nous y préparer !