Source Videodrom.org 

Will Smith sa faufilant à travers une armée de robots… dans I, Robot

Chronique d’une mort annoncée…

Avant de présenter le premier billet de fond dans la série cybernétique, le 2 juin, faisons un petit détour dans la culture populaire. La cybernétique étant un champ d’investigation très large, dans lequel peut s’intégrer une réflexion sur de la relation entre les Humains et les Machines, il nous faudra aborder ce sujet avec grande ouverture d’esprit et circonspection, tout à la fois. Il nous est encore difficile d’envisager cette idée de l’avènement d’une civilisation où les robots feraient partie intégrante de la culture ambiante.

Il suiffit pourtant d’effectuer quelques recherches pour constater que de la littérature sérieuse existe sur ce sujet.

Cependant, si on s’en tient au niveau de la culture populaire ou de l’actualité, peu de personnes ont entendu parler des Trois lois de la robotique, de Isaac Asimov, par exemple. Peu d’articles élaborés sur ce sujet peuvent nous orienter sur les maintes implications éthiques et sociales de ces trois lois; un article général – en anglais – sur l’encyclopédie libre Wikipédia, brosse un tableau très sommaire.

On a aussi traité de ces lois dans un film à large diffusion, récemment : I Robot; ou encore dans un film un peu plus subtil, de Steven Spielberg, Artificial Intelligence. Ce qui est un peu inquiétant, en consultant le site web officiel de ces films, c’est que nous demeurons vraiment en surface – du divertissement – rien d’extraordinaire à y apprendre; pourtant, ce sujet vaste de l’avènement de la robotique et de l’intelligence artificielle mériterait un traitement plus approfondi. Ironiquement, même la Warner Bros n’a jamais livré son site Web sur le film de Spielberg; faut-il croire que ce sujet ne fait pas courir les foules ou que les inquiétudes soulevées dans ces films ne seraient pas fondées… On y verra tout au plus des oeuvres purement spéculatives.

Un livre amusant a été publié à l’automne 2005 : How to survive a Robot Uprising; malheureusement, ce genre de livre est loin de rendre service et ne peut orienter notre pensée de manière prospectiviste. Tout au plus, y retrouve-t-on encore une fois une forme de diversion. Dans le même ordre d’idées, on commence simplement à s’amuser avec des petits robots jouets, dont l’ancêtre sophistiqué est Aibo de Sony – qui en abandonne d’ailleurs la vente – ou on s’intéresse à d’autres gadgets – qu’on coiffe de l’étiquette robotique, ne serait qu’un aspirateur qui fait le tour de l’appartement en catimini pour l’entretien, ou même une tondeuse à gazon qui fait le tour de la pelouse, sans qu’on aie à s’en occuper.

Nous vivons en ce moment un très petit tournant de l’histoire de la robotique, qui passe presque inaperçu… cependant pour les historiens du futur, il pourra prendre une saveur toute particulière.

C’est une Première rubrique nécrologique robotique : la mort annoncée de notre petit chien robot préféré : Aibo. Le dernier modèle produit en mars 2006 se verra retiré son oxygène logiciel en mars 2013. Un mois de deuil, à venir, pour le premier toutou robot pris en grande affection par l’humanité. Une musique douce jouait dans la bibliothèque, au moment où cette information a été repérée; un petit pincement de coeur, vraiment… une page d’histoire de la robotique est en train de se tourner. La page Web donnant cette information a valeur historique. Vous devriez imprimer cette page avec PDF Writer. Dans 20 vingt ans, elle prendra de la valeur.

IN MEMORIAM

Épitaphe AIBO

Ici gît le premier petit toutou robot chéri.
Que son souvenir se perpétue à tout jamais.
Dans la mémoire de l’Humanité.
Comme le premier petit animal électronique.
AIBO est mort. Vive QRIO !

Outre la disparition de la première figure emblème réelle de la nouvelle mythologie robotique, peu de choses, dans la culture populaire, qui puisse vraiment nous orienter vers d’éventuels problèmes éthiques, auxquels les Humains devront faire face un jour si la robotique continue à se développer.

Encore moins pour réfléchir aux conséquences multiples du développement de l’intelligence artificielle. Mais peut-on se contenter de rester ainsi en surface, en faisant semblant que rien de ceci ne nous concerne ? Et avez-vous déjà entendu parler de la singularité et transhumanisme ?

Ce sera le thème du prochain billet !

En attendant, pour vous divertir, si cette triste nouvelle vous donne la migraine et vous étourdit un peu, pourquoi ne pas consulter le Dr. Joanne Pransky, première robopsychologue. Le contenu de ce site est tout à fait étonnant pour passer à un niveau 201 !

Ce billet vous a intéressé ? Lisez toute la série Anthropologue recherche cybernéticen, en commençant par le bas !