Ralentir dans les courbes des ésotériques équations
C’est un défi de taille, pour un chercheur sans papiers, d’exercer sa curiosité pour des domaines de recherche aussi vastes que l’astrophysique et la cosmologie. Même en s’astreignant à un programme de lecture exhaustif, destiné à combler les déficiences d’une démarche non encadrée dans une institution, cela ne nous met pas à l’abri d’obstacles incontournables – en apparence.
Que ce soit la quantité démesurée d’informations à digérer ou la profusion de nouvelles questions jalonnant ce parcours, un isolement relatif rend la démarche plus périlleuse sans reconnaissance de ses pairs. Cependant, puisque ce blogue est un espace ouvert, un commentaire exprimant une opinion dissidente est un encouragement intéressant, puisqu’il est une invitation à approfondir certains aspects de sa recherche afin de dissiper tout malentendu. Et il demeure un incitatif supplémentaire à ne pas abandonner ses recherches personnelles.
Il ne faut surtout pas renoncer, ni sauter un chapître ardu sous prétexte qu’il dépasse notre capacité de compréhension, non. Ainsi cette lecture, qui s’annonçait bravement en quatrième vitesse dans un précédent billet, s’avère plus ardue. Concédons que c’est plutôt en troisième vitesse qu’il faut progresser devant certaines courbes, sur un chemin particulièrement sinueux. Un trait vertical, en accolade d’un paragraphe, devient alors une espèce de garde-fou, plus particulièrement si un énoncé de l’auteur provoque une réaction inattendue; que ce soit un pur étonnement ou une insondable perplexité. Dans le dernier cas, il ne faut pas esquiver les questions troublantes qui hantent l’esprit. Il faut déposer les armes, replacer le signet et se tourner alors vers d’autres auteurs, vers Wikipédia pour débrouissailler une notion plus ardue ou enfin rechercher sur le Web des sources d’information fiables. Bref il faut tenter de lever le voile et dissiper le brouillard afin de pouvoir reprendre sa lecture en étant convaincu qu’on comprend un peu mieux !
En résumé, cette investigation personnelle au coeur de la cosmologie contemporaine, partagée dans un blogue au lieu d’être isolée dans des carnets de notes invisibles aux autres, demeure un passe-temps extraordinaire. C’est surtout un grand plasir de constater que quelqu’un d’autre vient de temps à autre émailler son cahier de notes public d’un commentaire intéressant !
Une mélodie secrète - et complexe…
À cette heure le chapitre VI, L’invisible et le devenir de l’Univers, retient mon attention. Je suis allé fouiner dans un chapitre subséquent, Dieu et le Big Bang. L’auteur ayant exposé clairement sa foi en préface, d’un raccourci élégant et efficace, ramène son lecteur rapidement au problème de la cause première, la cause des causes, en utilisant un argumentaire tout à fait convaincant.
Les physiciens pensent, nous l’avons vu également, que ce qui est vrai pour une particule élémentaire l’est aussi pour l’univers tout entier à ses débuts. Le flou quantique permet au temps et à l’espace, puis à l’univers, de surgir spontanément du vide. Au temps de Planck (10-43 seconde), l’univers n’avait qu’une taille de 10-33 centimètre, 10 millions de milliards de milliards de fois plus petit qu’un atome, et la mécanique quantique qui régit le monde microscopique peut faire son oeuvre. L’univers n’a plus besoin d’une cause première. Il apparaît par la grâce d’une fluctuation quantique (p. 300).
L’univers apparait grâce à une fluctuation quantique : voilà donc un nouveau credo provisoire, qui hantera désormais mon esprit ! Avouons que depuis que je m’intéresse à l’astrophysique, le principe d’incertitude de Werner Heinsenberg m’avait bien séduit, au moment où j’en pris connaissance dans le Tao de la physique de Fritjof Capra, il y a une quinzaine d’années. Mais hier, en lisant ce passage, une nouvelle liaison s’est effectuée dans mon imagination. Je n’avais jamais songé que cette hypothétique particule initiale, étant donné sa taille infime et sa masse infinie, puisse être soumise à ce principe. Pourquoi ? J’ai toujours cru qu’il s’appliquait à toutes les particules de l’Univers dans son étendue infinie, en ce moment même, sans faire cette transposition d’échelle ramenant l’Univers à une seule particule infime, même dans un vide dont on ne connaît la nature exacte pour le moment.
Serait-ce donc un changement de paradigme perceptif que je viens d’expérimenter ? Si tel est le cas, il projette un nouvel éclairage sur ma compréhension de la théorie du big bang; une fluctuation quantique de mon minuscule esprit perdu dans cet infime cosmos, pourrais-je ajouter ironiquement !
Pour rendre compte du chapitre terminé – Le livre d’histoire de l’Univers, même si Trinh Xuan Thuan y présente les différentes étapes de la formation de l’Univers dans une vue à vol d’oiseau, il nous en met pourtant plein la vue, à partir du moment initial de la création de l’Univers – qui n’est pas tout à fait le moment zéro – comme l’a si bien démontré le physicien allemand Max Planck. Même si nous sommes contraints à démarrer cette histoire à 10-43 seconde, dans une dimension de 10-33 centimètre, cet état de compression ultime n’empêche pas les astrophysiciens d’élaborer avec infiniment de soin un scénario très détaillé pour chacune des étapes de la formation de la matière. Ce scénario nous conduit ultimement jusqu’à la formation d’amas de galaxies et de superamas. Beaucoup de détails, ayant exigé de nombreuses expérimentations et d’interminables calculs, doivent donc être évoqués pour raconter une histoire des premiers moments qui se déroule dans un temps infiniment court, pourtant. On pourrait résumer ainsi : c’est la plus longue histoire pour le plus court moment de notre propre genèse.
L’auteur ne néglige pas non plus de faire un détour par l’exobiologie, qu’on néglige souvent lorsqu’il s’agit de raconter cette belle histoire. Le passage de la matière inorganique à la matière organique, ce point de rupture ayant permis l’apparition des premiers acides aminés, demeure aussi un moment crucial – sinon, nous n’y serions pas pour nous l’imaginer ! Deux pistes de recherche peuvent retenir notre attention : l’apparition de la vie ou de formes organiques dans l’espace et l’apparition de la vie sur le Terre. Dans ce dernier cas, il suffit de se référer à cette fascinante expérience de Urey-Miller sur les origines de la vie qui serait un des points marquants de notre apprivoisement de cette époque cruciale ayant indélibilement marqué notre destin. Et c’est surtout dans l’adjonction des conditions initiales ayant permis cette genèse du vivant qu’il faut aussi s’étonner.
Au détour, si on laisse un peu galloper son imagination, cette probable contribution de la foudre à l’apparition de la vie - le dieu Zeus des anciens – nous ramène à cette force vitale qu’est l’électricité. Pensons à cette troublante image de Fritz Lang dans Metropolis, au moment d’insuffler la vie à un robot. On comprend depuis un bon moment cette connexion entre la vie et les pulsations électriques – notre coeur ne nous le rappelle-t-ils pas assez à chaque pulsation ou nos interconnexions neuronales à chaque pensée !
L’ordre de grandeur des nombres ou des dimensions figurant tout au long de ce récit, la transformation graduelle des quatres qrandes forces de cohésion de l’Univers et toutes les multiples combinaisons et recombinaisons de différentes particules consituent un récit difficile à comprendre. Même si on ne doute pas de la cohérence de toutes ces explications s’étendant sur un centaine de pages, dans un texte dense, c’est une matière difficile à assimiler, surtout en voulant la lire uniquement comme un roman… Même si ce chapître est garni de schémas explicatifs d’une clarté exceptionnelle, il faut parfois longuement méditer pour comprendre le sens de la réalité qu’on tente d’y exposer sommairement.
Là ou on risque de devenir tétracapilotomaniaque…
L’auteur nous introduit aussi à une terminologie imagée. Il utilise par exemple la notion d’univers-jouets – un terme que je ne connaissais pas – pour nous parler des simulations. Cet astrophysicien ouvre aussi une parenthèse très intéressante sur les modèles théoriques en nous exposant clairement les différentes contraintes gravitationnelles qui doivent être appliquées aux différents modèles, surtout en tenant compte de la matière supplémentaire requise pour leur fonctionnement adéquat – ce pourrait être dans ce cas la matière sombre évoquée dans un billet précédent.
Pour demeurer au niveau de ces simulations, comment les astrophysiciens doivent-ils s’y prendre pour compléter le modèle standard ? Selon lui, «les théoriciens qui tentent d’unifier les quatre forces de la nature en une seule prédisent, dans les toutes premières fractions de seconde d’apparition de l’Univers, l’apparition d’une foisson de particules aux noms les plus étranges les uns que les autres, mais qui ne manquent pas d’une certaine poésie : neutrions, axions, photinos, higgsinos, gravitinos, monopoles magnétiques, pyrgons, maximons, newtorites, etc. ». Un peu plus loin il précise « qu’à l’exception des neutrinos, aucun de ces objets ou particules n’a été découvert jusqu’à présent ni dans l’univers, ni en laboratoire ».
On se retrouve ici en plein coeur de l’astrophysique théorique – sans être pourtant dans la théorie des cordes. Nul doute que le modèle standard est tout à fait cohérent et tient la route. Si on veut s’étonner de la complexité de cette danse cosmique des particules, il suffira simplement de se balader entre les multiples ramifications et renvois dans la liste publiée dans Wikipédia; cette balade nous rappellera bien combien de temps on peut passer à comprendre cette extraordinaire chorégraphie de la matière. Ainsi, on pourrait donc décréter sans malice que l’astrophysique est une science tétracapilotomaniaque; il faut vraiment couper les cheveux en quatre pour s’y retrouver ! Sans malice, oui, et sans vergogne non plus, faut-il vouer une grande admiration pour ces jeunes étudiants et étudiantes qui se lancent sur une si longue route, un si périlleux itinéraire intellectuel que j’aimerais maintenant entreprendre, si je pouvais revenir en arrière. Une certaine nostalgie des comencements, moi aussi !
Pour continuer à peaufiner le modèle standard du Big Bang, nous continuons à observer des phénomènes cosmiques de plus en plus loin dans l’espace-temps. Même en considérant l’amélioration incessante des instruments d’observation(pensons à WMAP ayant remplacé avantageusement COBE dans l’observation du fond diffus cosmologique ou à Hubble bientôt remplacé par James Webb) nous demeurerons toujours soumis aux limites de l’horizon cosmologique. Tant et tout va si bien pour le modèle cosmologique standard semble-t-il, même si 96% manque à l’appel comme nous l’avons mentionné précédemment. Mais il y a péril en la demeure pour une autre théorie cosmologique réputée – la théorie des cordes – qui tente pourtant de conserver une place respectable dans la communauté scientifique.
… ensuite, au bout de la corde ?
Alors, dans un autre ordre d’idée, septembre demeurant ce mois de la rentrée jusqu’à preuve du contraire, pour des millions d’étudiants et d’étudiantes reprenenant le chemin de l’école, cela permet d’espérer qu’une génération montante de chercheurs et de chercheuses à l’affut des derniers retentissements dans l’arène de débats entre les théories cosmologiques. Sans prétendre que la cosmologie est cousue de fil blanc, semble-t-il que la théorie des cordes suscite de plus en plus la controverse. Dans le Scientific American de septembre, une recension de George Johnson – ironiquement intitulée The Inelegant Universe - leur permettra de se mettre quelque chose «sous la dent» pour ces longues soirées d’hiver ou avant de s’inscrire à leur cours de physique théorique.
Johnson émet un point de vue assez critique sur la théorie des cordes, soulevant ironiquement les titres complexes, sinon ésotériques, des articles scientifiques qui selon lui prétendent pourtant au sérieux.
Deux nouveaux livres suggèrent plutôt le contraire : que la frénésie de la recherche dans les cordes, les branes et les dimensions incurvées est un cas de surface sans profondeur, un brassage solipsiste de symboles aussi pertinent spour comprendre l’univers qu’une prose dadaïste générée automatiquement.
The trouble with physics – Lee Smolin
Pour donner un avant goût du lieu de discours de Smolin, Johnson en extrait un propos s’inscrivant bien dans le contexte social et économique dans lesquel se déroule la recherche scientifique. Malgré toute l’objectivité qu’on veut bien prêter à la science, il est impossible de faire abstraction du creuset dans lequel s’élaborent nos discours et nos pratiques. La science est un gagne-pain aussi. Selon Smolin, donc, « certains jeunes théoriciens des cordes m’ont dit qu’il se sentent contraints à travailler sur la théorie des cordes, qu’ils y croient ou non, parce que cela est perçu comme le billet d’entrée pour un professorat à l’Université ». Cela ne rappelle-t-il pas étrangement ce débat soulevé dans le billet Au cas où l’Univers aurait eu un début, relativement aux ficelles qui se tirent derrière la remise de subventions à la recherche ? Rappelez-vous cette fameuse lettre ouverte à la communauté scientifique, signée par des chercheurs qui se plaignent du manque de subvention pour certains domaines novateurs.
Le passage retenu par le recenseur met aussi en relief la difficile articulation entre les modèles théoriques et la réalité; ce serait un problème de nature épistémologique étant donné qu’il n’est pas possible d’expérimenter sur les entités dont il est question. « Dès qu’on commence à étudier les détails d’une théorie des cordes à dix dimensions, l’annulation des anomalies, les espaces de Calabi-Yau, etc., on réalise qu’une corde vibrante et ses notes musicales n’ont qu’une relation poétique avec les enjeux réels dont il est question ».
En résumé, ces deux nouveaux essais feront sans doute des vagues et pourront alimenter bien des conversations. Permettront-ils cependant de changer la trajectoire de la recherche, suggérant même, à la fin de sa recension, que «ce champ [de recherche] est de retour à la case départ : une récente recherche suggère, en effet, qu’il y a 10500 théories M parfaitement valables, chacune décrivant une physique différente».
Cependant, il laisse entendre que de grandes percées en mathématiques ont été rendues possibles grâce à ces recherches, ce qui ne résoud pas cette impasse dans laquelle semble être empêtrée la théorie. Personnellement, ayant tenté de percer les arcanes de la géométrie riemannienne en lisant un ouvrage grand public, The Elegant Universe de Brian Greene, et n’ayant même pas encore réussi à ouvrir The Fabric of The Cosmos, ces deux nouveaux essais n’en demeurent pas moins un attrait.
Pour qui s’engage dans ce champ prometteur de recherche, de tels constats peuvent inquiéter devant un tel état de faits. On pourrait en ajouter un autre : malgré ce foissonnement d’ouvrages destinés au grand public, nous n’avons même pas le temps d’assimiler les fondements d’une théorie – la premier ouvrage de Greene date déjà de 6 ans – que nous devons faire face à des ouvrages qui chamboulent, sinon déstabilisent sérieusement cette théorie. Comment peut-on espérer ainsi que le grand public s’y intéresse ? Et comment ne pas être surpris que les organismes subventionnaires émettent ainsi des réserves ? Devant l’étendue incroyable de ces pistes de recherche qui, sans mener nulle part, peuvent conduire à un certain flou s’installant petit à petit dans la cosmologie contemporaine, comment devrait-on réagir, même en non scientifique ?
Une ultime question émerge alors : en dehors des planétariums et des publications à tirage limité, quelle image peut-on se faire de la cosmologie ? Comment se représenter l’Univers, mentalement et intellectuellement, en tenant compte en plus de ce débat où les partisans du dessein intelligent tentent de clouer le bec à une communauté scientifique qui tient le discours évolutioniste Darwinien ? Tout pourrait porter à croire à nouveau que la cosmologie est au bout de sa corde, en quelque sorte, en période de crise où elle doit se redéfinir et repenser ses fondements théoriques.
Pour ceux qui voudraient quand même se raccrocher…
Afin d’éviter de prendre partie et de tenter de regarder de l’autre côté du mur, Johnson a l’honnêteté de nous renvoyer à la recension de Jim Holt – intitulée Beyond the Standard Model - parue en en avril dernier. Ainsi, on pourra équilibrer sa bibliographie afin de faire contrepoids avec Smolin et Woit. Jim Holt, dans cette recension, rappelle que les assises du modèle standard se sont suffisamment solidifiées depuis une trentaine d’années, avec cohérence, et que les modèles théoriques supplémentaires ne semblent pas vraiment nécessaires, d’autant plus qu’il semble que les nouvelles théories conduisent dans un champ de recherche inexpérimentable – oui, dans ce sens que les entités utilisées sont des entités théoriques. Serions-nous alors dans le champ de la métaphysique au lieu du champ de la nouvelle physique, laisse-t-il entendre subtilement.
Il examine donc scrupulelusement chacun de ces trois ouvrages qui sont au contraire des essais publiés par des théorieciens de la physique qui défendent ardemment leur cause. Cette recension est à lire absolument, mais ces trois essais peuvent facilement garnir une bibliothèque, sion désire continuer à approfondir sa recherche et sa réflexion sur la physique théorique.
WARPED PASSAGES
Unraveling The Mysteries of the Universe’s Hidden Dimensions
Lisa Randall
Ecco (HarperCollins), 2005
THE COSMIC LANDSCAPE
String Theory and the Illusion of Intelligent Design
Leonard Susskind
Little, Brown and Company, 2005
HIDING IN THE MIRROR
The Mysterious Allure of Extra Dimensions, From Plato to String Theory and Beyond
Lawrence M. Krauss
Viking, 2005
Voilà, donc, il ne reste qu’à continuer à explorer la route. Si des lecteurs ou des lectrices ont des commentaires sur leur expérience de lecture des ouvrages mentionnés dans ce billet, ils sont bienvenus. Pour le moment, les essais les plus tentants pour la rentrée sont bien sûr ceux de Smolin et Woit – leur arrivée en librairie est sous surveillance. La trilogie de Tuan, ce chantier de lecture automnal, demeure cependant une priorité pour le moment…
Et enfin, si vous êtes totalement désespéré et que la beauté de l’Univers vous intéresse malgré tout…
En tenant compte de tous ces débats, en étant plongé dans des lectures les plus passionnantes les unes que les autres, en étant obnubilé par tous ces détails, en tentant de comprende malgré tout et en voulant surtout retrouver un peu de beauté, ne suffit-il pas de repérer alors un beau livre de table à café qui nous réjouit de ses images, de ses planches explicatives, mais sans nous plonger dans la tracasserie des détails ?
Et bien oui, si vous le voulez, cela est encore possible ! Il suffit de vous procurer – ou d’emprunter à votre bibliothèque – un merveilleux livre d’une facture exceptionnelle dans sa présentation et son contenu. C’est une espèce d’atlas vraiment à jour, superbement illustré mais surtout émaillé de planches explicatives à couper le souffle. Car tout ce qui est discuté dans les billets de ce blogue peut se résumer, peut se rapporter à quelque matière qui se digère. Sous la direction de Martin Rees, et malgré toutes les controverses que nous exposons ici, ce livre me réconcilie quand même avec le système solaire, les planètes, les galaixies et leur voisinage ainsi tous ces objets célestes qui ne demandent que notre admiration. Un souffle unificateur traverse cet ouvrage. Enfin, ces nombreuses heures passées dans les librairies à contempler ces grands livres, depuis des années, m’auront permis de trouver une espèce de consolation : Universe, The Definitive Visual Guide. Pour votre bas de Noël, si vous le désirez. Je vous le souhaite !











À titre d’exemple, un documentaire récent de la BBC, 
Parmi ces doutes qui chapeautent cette nouvelle session, une autre inspiration pour la rentrée a été aussi de revenir sur un autre magnifique numéro hors série de Sciences et Avenir – L’Univers est-il sans histoire – abandonné cet été sur la table à café de la bibliothèque. En sous-titre, de manière presque provocante, on lance : « Si l’Univers a une histoire, alors son évolution comporte des événements qui résisteraient à toute explication théorique ». Me voilà surpris et médusé ! Mais en lisant quelques articles, que j’ai déjà pris soin de bien souligner, je me suis effectivement aperçu que j’étais piégé par certaines questions fondamentales, n’ayant pas encore eu l’opportunité de méditer aux conséquences de l’utilisation de lois physiques – dont on établit au départ la pérennité comme si elles étaient là en suspens dans l’Univers et tout à fait éternelles – afin de pouvoir raconter l’histoire des phénomènes dans une succession de changements d’états.



