Un retour sur ce dernier trimestre m’étourdit. Je constate tout d’abord que 96% de l’Univers manque à l’appel. S’appuyant sur des simulations cosmologiques, qui ne constituent pas en soi l’histoire de l’Univers, cette intrigue constitue pourtant un chapitre crucial du roman cosmologique.

Ensuite, Trinh Xuan Thuan m’ouvre les portes de la cosmologie, rappelant qu’il faut tenir compte non seulement des lois traditionnelles de la physique, mais aussi des mathématiques du chaos. Cette distinction conduit aussi à constater que les fondements de la physique théorique sont remises en question : le programme de lecture doit donc s’étendre…

Propulsé dans ces limites lointaines des théories, je profite heureusement d’un retour vers les fondements de l’astronomie, dans le cadre du 40ème anniversaire du Planétarium de Montréal. L’actualité scientifique me reprend au détour : le Nobel de physique 2006 me plonge alors dans les rides du temps de l’explosion de l’Univers. Comme si cela n’était pas suffisant, un numéro de Scientific American m’introduit aussi aux phénomènes catastrophysiques.

Comment aligner tous ces nouveaux étonnements ? En tentant de les inclure dans un cadre d’analyse cohérent : sur les pages manquantes du roman cosmogonique. Le souffle repris, L’univers chiffonné de Luminet me sensibilise à la topologie cosmique, évoquant les montres molles de Dali. Maintenant, je réalise que le tissu même de l’Univers peut être chiffonné !

Bien du chemin, en peu de temps, pour m’apercevoir surtout que je connais si peu la cosmologie, il faut guérir de ce vertige. Le prochain article sera donc en janvier.