Ce soir, pour la première fois depuis au moins un an,
je regarde le ciel étoilé. Je le trouve petit.
Est-ce moi qui grandit ou l’univers qui se rétrécit ?
Ou les deux choses à la fois ?

SALVADOR DALI
Journal d’un génie

Cet essai impressionniste sur l’espace-temps utilise les métaphores de la photographie, de la peinture et de la musique, dans une perspective non scientifique,  pour nous introduire  aux nouveaux paradigmes de perception abordés dans l’Univers chiffonné de Jean-Pierre Luminet. 

IMAGES DE L’ESPACE TEMPS
L’espace-temps des images

Au niveau microscopique, cette photographie n’est qu’un conglomérat d’atomes, nuages infimes d’électrons tourbillonnant autour du noyau, dans une configuration unique de la pellicule ou du papier à tirage, suite à l’excitation des sels argentiques par les photons. Mais en plus, au niveau macroscopique, devant la lentille du photographe Philippe Halsman, se déroule une mise en scène si surréaliste qu’il lui fallut 26 essais pour capturer, dans une sublime photographie, une vision tout à fait unique de l’essence de l’espace-temps de Salvador Dali !

Considérons-la momentanément comme un allégorie visuelle extraordinaire du principe d’incertitude de Heisenberg, une des portes d’entrée de la cosmologie contemporaine. Nous savons désormais, comme l’énonce Fritjof Capra dans Le Tao de la physique, “qu’au niveau subatomique, la matière n’existe pas avec certitude à des places définies, mais manifeste plutôt une «tendance à exister», et les événements atomiques ne surviennent pas avec certitude, mais manifestent plutôt des «tendances à survenir»”. On pourrait croire que ce concept fondamental de la mécanique quantique apparaît ici à notre échelle, dans cette photographie, à travers cette improbable juxtaposition d’objets capturés dans l’espace-temps. Pourrait-on conjecturer que ces chats fussent empruntés à Scrhödinger ?

Mais comme si cela n’était pas suffisant, on ne parle plus désormais de l’espace et du temps, mais bien de l’espace-temps, ces dimensions étant désormais indissociables. De telle sorte que dans cet espace-temps pictural, ces quatre dimensions sont figées irrémédiablement et astucieusement sous la forme d’une seconde allégorie pouvant nous rappeler que le Big Bang, cet instant de création fut avant toute chose une explosion d’espace-temps et non une explosion dans l’espace et dans le temps. Ainsi pourrait-on qualifier cet instant de création de Halsman, une explosion d’espace temps ayant laissé ses traces dans un portrait mémorable, fort justement intitulé Dali Atomicus.

Ce dernier siècle nous aura habitué à la naissance de nouvelles théories et de nouvelles images, telles que celles offertes par la cosmologie observationnelle. Elles s’inscrivent petit à petit dans la mémoire collective des Humains, comme ces représentations des premiers moments de l’Univers, par exemple. WMAPCette variété de cartes thermographiques et spectrographiques, issues du traitement des données accumulées pendant les missions d’observation des sondes COBE et WMAP, rappelle que les scientifiques scrutent avec succès et avec de plus en plus de précision l’écho du rayonnement fossile de l’Univers. Elle apparaissent fréquemment dans les publications traitant de cosmologie, illustrant en fait les rides du temps, ces petites anfractuosités de l’Univers primordial.

Pour résumer brièvement, les cosmologistes croient que ces rides – ces infimes fluctuations de densité de la matière primordiale – combinées à la gravité, auraient conduit à la formation d’agglomérats se structurant en un réseau filamenteux pour produire les premiers amas de proto galaxies, berceaux des étoiles.

Ainsi, les données recueillies pendant ces missions d’observation orientent le travail d’autres scientifiques dédiés à la cosmologie computationnelle, leur permettant d’élaborer des scénarios de formation des premiers amas, en tentant de les représenter dans un espace tridimensionnel.  Ce genre de simulation cosmologique permet finalement d’extrapoler également l’existence de cet immense réseau de galaxies, s’étendant sur des distances astronomiques : des milliards d’années-lumière. Même si elles ne sont que des représentations d’un phénomène physique, et en dépit du fait que l’interprétation de leur contenu n’est pas toujours aisée, ces images marqueront à jamais l’histoire de la cosmologie. Il est difficile, pour la plupart des gens, de concevoir comment plus d’une centaine de milliards de galaxies, plusieurs comportant aussi plus de cent milliards d’étoiles, peuvent s’étendre dans l’espace; ces nombres dépassent l’entendement.

Mais ces images émanant du monde scientifique, de manière identique à ces médiévales cartographies célestes maintenant accrochées dans les musées – réels ou virtuels – indiqueront aux générations futures que notre quête de sens ne cesse de modifier nos représentations. Nous sommes passés des enluminures du Moyen Âge aux subtilités de l’interprétation de données numériques, recueillies par des capteurs voyageant dans l’espace intersidéral. Elles n’en demeurent pas moins le produit de notre besoin de nous représenter visuellement l’Univers dans lequel nous habitons.

En deux métaphores visuelles, parmi tant d’autres aisément accessibles sur le réseau Internet, se résument ainsi un long chemin parcouru par la matière, pendant des milliards d’années, pour nous conduire ici et maintenant ! Dans un article précédent, quelques questions ont été abordées relativement à la géométrie de l’espace de l’Univers. Il faut reconnaître que sa topologie, c’est à dire sa forme globale, dépend de ces rides se manifestant dans son état primordial.

Ce problème topologique se pose différemment selon l’échelle à laquelle on désire le traiter. Le langage écrit et la grammaire visuelle peuvent parfois conduire à des erreurs d’interprétation et à une distorsion de nos représentations. Suffit-il de rappeler que nous interprétons des objets en trois dimensions dans un domaine à deux dimensions sur la page ou à l’écran. En plus, la topologie cosmique est une discipline assez nouvelle, si on la compare à d’autres disciplines auxquelles recourt la cosmologie. Des perspectives novatrices sur la résolution de ce problème sont d’ailleurs proposées par Jean-Pierre Luminet, auteur de L’univers chiffonné.

Avant de discuter de cet essai, un retour dans l’histoire de la photographie et de la peinture peut servir de cadre de référence, alors que s’amorce un virage de notre interprétation de l’espace-temps. Cette histoire nous aide à comprendre comment la révolution de l’espace pictural peut influencer notre compréhension des phénomènes cosmologiques, puisque le langage des images est en mutation.

PEINDRE AVEC LA LUMIÈRE
L’abandon du mode figuratif

Cette survivance d’une des premières photographies de William Henry Fox Talbot - la fenêtre Oriel de la Galerie Sud à Leacock Abbey dans le Wilthsire où il vivait – pourrait nous faire croire que les peintres ont été contraints d’abandonner les représentations figuratives, les photographes s’étant substitués à eux pour peindre à partir d’un pinceau de photons traversant la camera obscura, se déposant sur la pellicule argentique. Ce pourrait être une des causes principales de la révolution de l’espace pictural. Dans son essai Pour comprendre les média, traitant des prolongements technologiques de l’homme, Marshall McLuhan nous ramène au milieu du XIXème siècle, alors que ce célèbre photographe présente à la Royal Society un savant mémoire intitulé : «Exposé sur l’art du dessin photographique, procédé par lequel on peut amener les objets de la nature à se dessiner eux-mêmes sans la contribution de l’artiste».  Cette révolution photographique revêt un caractère déterminant dans l’histoire, selon lui :

La photographie, en effet, reflétait automatiquement le monde extérieur et en donnait une image fidèlement reproductible. C’est ce caractère primordial d’uniformité et de répétition qui avait constitué la rupture gutenbergienne entre le Moyen Âge et la Renaissance. La photographie a été un élément presque aussi déterminant du passage de l’ère de l’industrialisation mécanique à l’ère graphique de l’homme électronique. C’est l’invention de la photographie qui marqua le passage de l’homme typographique à celle de l’homme graphique. 

On reconnaîtra aujourd’hui que la photographie a eu un impact immense sur la cosmologie observationnelle, dès le moment où les astronomes ont pu capturer les photons provenant des lointains objets célestes. Des photons lointains non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps faut-il rappeler. Mais elle ne constitue qu’un premier pas vers une autre révolution qui s’amorce au niveau de nos représentations : l’avènement d’images de synthèse permettant désormais de nous représenter l’Univers non seulement dans la manifestation de ses objets célestes, mais aussi dans sa manière d’habiter l’espace cosmique.

Revenons un instant sur les qualités de l’espace pictural, en délaissant l’univers figuratif du portrait. Les peintres ont pu exploiter de nouvelles dimensions, nous propulsant dans un univers abstrait, où la perspective introduite à la Renaissance est mise de côté. Cependant, dans le cas de Salvador Dali, Montre molle au moment de sa première explosion SALVADOR DALIil continue à y recourir et conserve la forme figurative à d’autres fins. Il permet aux objets d’échapper à leur volume et de s’éclater en dehors du cube euclidien pour épouser un espace courbe. On pourrait croire que ses montres molles expriment l’élasticité du temps et de l’espace. Émaneraient-elles d’une conversation entre lui et Einstein et cela ne nous surprendrait pas. Son tableau Persistance de la mémoire (1931) serait un exemple typique. Cette analogie est fréquemment proposée par les critiques d’art; est-elle uniquement une intuition interprétative dans leur imagination ou fait-elle vraiment partie du propos de Dali ?

Si on désirait faire une analogie avec notre conception de l’espace qu’occupe l’Univers, cette révolution picturale pourrait être considérée comme équivalente du passage de l’espace rigide newtonnien à l’espace-temps flexible einsteinien. Lorsque nous tentons de nous représenter la topologie spatiale de l’Univers, la révolution relativiste impose un changement de paradigme de la perception de l’espace et du temps. Les dimensions spatiales et temporelles n’étant désormais plus séparés; une plus grande ouverture d’esprit permet de concevoir le Monde autrement, même à travers les gestes du quotidien.

À titre d’exemple, la prochaine fois que vous donnez rendez-vous à un ami et que vous conduisez votre automobile ou empruntez un transport en commun, tentez d’imaginer que votre rendez-vous a lieu dans quatre coordonnées différentes – trois pour l’espace, le coin de rue ou la devanture de restaurant – et une quatrième pour l’heure à laquelle vous allez vous rejoindre. Si par mégarde ce rendez-vous se passait la fin de semaine où l’heure change, et qu’accidentellement vous ou votre connaissance aviez oublié d’ajuster votre montre, vous vous retrouverez seul. Et lorsque que vous vous rejoindrez ensuite au téléphone, un peu plus tard dans la journée, pour faire part de l’absence de l’autre, vous pourrez bien sûr prétexter, l’un ou l’autre : «mais j’étais là, à tel coin de rue et tel restaurant»… Vous vous rendrez compte qu’il y avait une dimension dans laquelle vous ne vous êtes pas rencontré : dans le temps !

Je demeure dans un espace urbain où il est possible de se déplacer entre deux points par le réseau souterrain du métro. Au moment où la rame s’enfonce dans le tunnel, propulsée par ses moteurs électriques vers un autre point de la ville, mon imagination  débordante me donne parfois l’impression d’être à bord d’une machine incroyable, que nos ancêtres n’auraient jamais imaginé. J’établis même, avec un certain plaisir, un parallèle avec ce grand tunnel de l’accélérateur de particules LHC du CERN, cet immense tunnel de vingt-cinq kilomètres de diamètre. Ne suis-je pas véhiculé à destination par l’énergie électrique, utilisant l’énergie contenue au coeur de la matière de notre Univers ? N’est-ce pas merveilleux, même si nous voyageons encore à des vitesses que nos descendants lointains trouveront sans doute ridicules !

Cette analogie peut paraître tout à fait banale, mais elle illustre assez bien que l’espace et le temps sont intimement reliés ! Donc, après ces considérations sur le monde des représentations, comment un scientifique peut-il apporter des perspectives vraiment différentes, même à la lumière des dernières percées de la cosmologie ? Il y a encore tout un monde à explorer dans nos représentations de l’Univers et même des surprises épistémologiques !

C’est le sujet du prochain article : TOPOLOGIE COSMIQUE 2 : L’Univers est-il chiffoné ?

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Topologie-cosmique - Simulation cosmologiqueCosmologie computationnelle

L’article d’Abraham Loeb – The Dark Ages of the Universe – expose de nouvelles perspectives d’observation du spectre électromagnétique de l’Univers. Il permet de réaliser que le discours philosophique de François Foulatier est toujours d’actualité.

LE ROMAN COSMOGONIQUE
Qu’est-ce qui se trame ?
 

Si un ami vous demande qu’est-ce qui vous intrigue dans la cosmologie, vous pourriez répondre en Jésuite sans vous étendre dans de longues considérations. La réponse est dissimulée dans la question : l‘intrigue ! Voilà la forme romanesque.

À quel genre d’intrigue doit-on s’attendre alors en étudiant la cosmologie ? Le numéro de novembre du Scientific American en propose une excellente : comment peut-on comprendre la succession de phénomènes survenus pendant l’âge sombre de l’Univers, avant son passage de l’opacité à la transparence ? Comme nous ne disposons pas de données observationnelles pour cette période, comment peut-on aussi rétablir cette chronologie ?

Rappelons que les premières traces résiduelles et observables du Big Bang résident dans le rayonnement fossile, tel qu’exposé dans l’article sur le Nobel de physique 2006 attribué aux chercheurs principaux du projet COBE.

POUR LA SCIENCE
L’état des faits

Scientific American 2006.11Scientific American: The Dark Ages of the Universe [ COSMOLOGY ]
Astronomers are trying to fill in the blank pages in our photo album of the infant universe

Les astronomes essaient de remplir les pages blanches de l’album photo de l’Univers, dans son enfance… Cette analogie est intéressante – cet album à remplir est le roman cosmogonique, pour reprendre la perspective philosophique de François Foulatier, ayant exploré les différentes facettes de l’élaboration du discours scientifique cosmologique il y a près de 20 ans, déjà. Nous exposerons plus loin pourquoi son discours demeure tout à fait actuel. Considérons d’abord l’énigme sous sa perspective scientifique.

Soulignons que pour pour profiter au maximum de l’article d’Abraham Loeb, il est préférable de se faire une idée sur comportement du medium intergalactique, ces espaces plus ou moins vides de l’Univers (1) et d’être au fait des théories les plus récentes sur la naissance des étoiles (2), dont la formation des protogalaxies qui en seraient le berceau. Comme cet article expose avec détails les enjeux reliés à une observation de l’âge sombre, effectuons plutôt un survol.

Le premier volet nous confronte à l’absence de données observationnelles sur l’âge sombre. L’auteur rappelle que le lancement du téléscope James Webb (JWST) - le remplaçant d’Hubble – permettra d’obtenir des images d’objets célestes plus jeunes – quelques centaines de millions d’années, à l’époque de la naissance des premières protogalaxies. Cette nouvelle  mission d’observation couvrira quatre objectifs scientifiques : La fin de l’âge sombre ; la formation des galaxies et leur regroupement en amas; la naissance des étoiles et des systèmes protoplanétaires et enfin les systèmes planétaires et l’origine de la vie.  Mais cette mission aura lieu en 2013…

Pour le moment, les données à la disposition des scientifiques ne permettent pas d’obtenir un portrait précis des protogalaxies, ni d’observer d’autres types d’objets célestes qui se seraient formés à cette époque. Les images exceptionnelles de la mission Hubble, dévoilées en 2004 (3),  conduisent à une époque un peu moins ancienne de l’histoire de l’Univers…

Le second volet nous introduit la succession des phases d’organisation de la matière, à partir du plasma initial jusqu’à la formation de petites agglomérations complexes permettant la naissance des premières étoiles : les protogalaxies. L’auteur souligne que notre conception habituelle des galaxies doit être nuancée, considérant qu’elles sont plus une agglomération de matière sombre qu’une simple collection d’étoiles. Elles auraient émergé dans des régions un plus denses et se seraient formées en raison de la force gravitationnelle, malgré les forces en jeu provoquant l’expansion de l’espace. On peut imaginer ce processus de formation, dès lors, comme une espèce de combat entre une force centripète – la gravité – et une force centrifuge – l’expansion de l’espace.

Le troisième volet aborde le sujet le plus intéressant, mais le plus complexe : comment voir dans la noirceur, dans cet âge sombre. L’auteur suggère que l’hydrogène initial pourrait émettre une forme de lumière faible, potentiellement détectable dans de futures missions d’observation. Il fait un exposé théorique sur l’oscillation de trois températures distinctes variant en fonction d’une propriété des électrons : le spin.

Il pourrait donc être possible de vérifier les écarts de cette première température avec la température cinétique (la mesure du mouvement des atomes) et la température de la radiation (énergie des photons). Pour soutenir cette mesure d’écart de température, il expose trois phases successives de transition entre différents états de l’hydrogène, la première survenue 10 millions d’années après le big bang, la seconde 100 millions d’années et enfin une troisième au moment de l’apparition des trous noirs et des étoiles.

La description de ces trois phases d’oscillation entre les températures conduirait à observer l’émission du spectre de ces phénomènes dans une longueur d’ondes de 21 cm, qui pourrait être plus brillante, ou moins, que le rayonnement fossile, mais suggère aussi que ces longueurs d’ondes soient observées à 210 mètres ou à 1 ou 2 mètres. Pourquoi ? Dans le premier cas, le facteur d’expansion de l’Univers, depuis le début de l’âge sombre, serait de 1000 et depuis la fin de l’âge sombre de 100.

Mais ce qui est plus intéressant à considérer, en fonction de ce cadre théorique, c’est qu’il conduit à différents scénarios qui devraient permettre de produire une nouvelle cartographie – similaire à COBE & WMAP, mais en trois dimensions cette fois; donc une espèce de tomographie de l’espace primitif de l’Univers. Ceci conduira donc les scientifique dans un nouveau périple observationnel qui renforcera encore plus le caractère scientifique de la cosmologie.

UN HISTOIRE À SUIVRE…
De nouvelles observations

Une fois de plus s’élargit le champ d’observation de la cosmologie. Les observations de COBE, suivies par celles de WMAP et de PLANCK ont procuré de riches enseignements aux scientifiques. Voilà que de nouveaux horizons s’ouvrent pour explorer des dimensions non observables dans l’immédiat. Quatre observatoires apparaissent sur ce nouvel itinéraire de recherhce. Nous ne les connasions pas avant la lecture de cet article. Ce sont quatres nouvelles portes vers l’infini qui produiront de nouveaux résultats de recherche, pour alimenter les scientifiques dans cette incessante quête. Nous allons les explorer et revenir ultérieurement.

En attendant, en voici les clés :

  • Mileura Widefield Array (MWA) – 8000 antennes – de 1 à 3 mêtres – parmi les projets intéressants, à noter la recherche de la signature des premièeres étoiles.
  • Low Frequency Array (LOFAR) – Remplaçant les radio-téléléscopes traditionnels, premier utilisant une matrice d’antennes multidirectionnelles, selon des concepteurs. 5 projets de recherche majeurs : Époque de la réionisation, sondage extragalactique de l’espace profond, sources transientes, rayons cosmiques ultra-haute énergie et pulsars.
  • Primeval Structure Telescope (PaST) – Composé de 10 000 antennes étendues sur un territoire de plusieurs kilomètres, en Chine, ce radio téléléscope devrait être en mesure de produire un portrait des cieux dans un spectre de 50 à 250 Megahertz.
  • Square Kilometer Array – 5 grands projets de recherche dans la section SKA Science – projet de radio téléscope très ambitieux, mais opérationnel en 2019 – la cosmologie de la prochaine décade.

LIRE, RELIRE LE ROMAN
Une intrigue, est-ce vouloir connaître la fin ?

Quels sont les enseignements qui peuvent être tirés de la complexité de la recherche cosmologique, aujourd’hui ? Quand François Foulatier intitule son essai philosophique Le roman cosmogonique en 1988, il a fort raison avant même de tenter toute démonstration : le roman n’est-il pas une intrigue dont on ne connaît pas la fin ?

On peut soutenir que le roman cosmogonique a une intrigue qui se distingue fondamentalement de la trame romanesque habituelle sous un aspect bien précis : non seulement n’en connaissons-nous pas la fin, mais nous n’en connaissons pas plus le début.

Ce vide, cette absence de discours à ses deux extrémités le rend doublement intriguant, d’autant plus que nous pouvons facilement imaginer qu’il n’y aura probablement jamais de tome final. Ce roman demeurera à tout jamais un grand livre ouvert auquel s’ajoutent chaque jour de nouvelles pages pleines et de nouvelles pages vides.

  • Les pages pleines proviendraient principalement des secteurs de recherche liés à l’astrophysique expérimentale – ou cosmologie observationnelle – qui s’occupent de fournir des résultats corroborant les théories prédictives. L’attribution du prix Nobel de physique 2006, suite à l’évolution de la recherche sur le rayonnement fossile, est un très bon exemple.
  • Les pages vides aujourd’hui proviendraient des théories prédictives dont nous héritons, ou elles apparaitront demain comme nouvelles théories prédictives qui surgiront, soit à la suite des résultats de nouvelles expériences ou au gré du génie créatif des théoriciens qui devancent souvent les expérimentateurs.

Comme nous l’avons déjà mentionné dans un autre article, les nouveaux résultats qui seront obtenus au LHC du CERN, par exemple, corroboreront probablement les théories prédictives actuelles, en répondant aux questions actuellement en suspens. Mais on peut imaginer qu’à leur tour ces nouvelles réponses risquent de soulever d’autres questions qui nous sont encore inconnues. Ainsi, s’ajouteront simultanément des pages pleines au roman et de nouvelles pages vides.

Les simulations informatiques sont évoqueés dans la série d’articles en cours - Calculons-nous mieux que l’Univers ? – dans le blogue principal. François Foulatier, de sa lunette philosophique, a très bien expoé le problème épistémologique incontournable de la cosmologie, il y a près de vingt ans, dans l’introduction de son essai. Elle mérite d’être soulignée à nouveau.

Une autre raison de le dire fictif [le récit] est qu’il concerne des événements qui ne sont pas reproductibles du fait, d’une part, de l’irréversibilité de l’évolution et, d’autre part, des énormes quantités de temps nécessaire. Toutes les expérimentations sur lesquelles le récit s’appuie, à titre de preuves, ne sont dont que des simulations qui produisent un analogue de l’événement étudié et ne peut apporter au récit que des indices de vraisemblance.

Sa remarque, semblant s’appliquer particulièrement au récit des origines de la vie, est tout aussi applicable, sinon plus, au récit des origines de l’Univers – la cosmogénèse. Les conditions expérimentales en biologie peuvent être plus faciles à déployer que celles en cosmologie observationnelle. Cette dernière doit disposer de moyens immenses, dont ces cathédrales souterraines comme le LHC du CERN. Rappelons que dans ce fameux tunnel de 25 kilomètres de circonférence, des particules subatomiques pourront en faire le tour 10 000 fois par seconde.

La machine la plus gigantesque au monde pour travailler sur la matière la plus infime est sans doute la merveille du 21ème siècle, mais elle ne suffira pas à répondre à nos incommensurables questions.

UNE INTRIGUE
Mais sans début ni fin

Le schéma suivant résume visuellement l’hypothèse de cet article.

Roman cosmogonique

  • Les deux zones horizontales dépeignent les deux champs d’investigation de la cosmologie.
    • En rangée supérieure, il y a l’Univers observable par instrumentation et manipulable en laboratoire, dans une échelle cosmologique accessible.
    • En rangée inférieure, il y a l’Univers subplanckien, c’est-à-dire les phénomènes qui pourraient s’être produit dans un temps inférieur à 10-43 seconde après un moment d’origine et en deçà d’une dimension de 10-33 centimètre. Vous avez bien lu 33 ou 43 zéros après le point et précédent le 1, une décimale infime. C’est le Mur de Planck ! En deçà de ces limites, il est impossible pour le moment d’évaluer si les lois actuelles de la gravitation, par exemple, peuvent s’appliquer à cette échelle. C’est une barrière qui pose vraiment obstacle à la recherche, d’autant plus qu’il est fort peu probable qu’on puisse recréer expérimentalement de telles conditions. À la limite, on pourrait se contenter uniquement de simulations informatiques.
  • Les pages blanches, encadrées en noir, représentent les théories prédictives pour lesquelles il n’existe pas de réponse, à un des trois moments de l’histoire – hier, aujourd’hui et demain - aucune recherche en cours n’a pu – ou ne pourra peut-être – corroborer la théorie dans son entier.
  • Les pages lignées, encadrées en vert, représentent les théories démontrées expérimentalement, sauf pour la dernière, pour laquelle il est possible que nous ne puissions jamais obtenir de réponse étant donné que c’est une partie de l’Univers inobservable.

L’hypothèse la plus plausible, pour le moment, serait de considérer qu’il ne sera probablement jamais possible pour la raison humaine de connaître les deux extrémités du récit -roman, plus particulièrement en ce qui a trait aux phénomènes ayant survenu à l’échelle le l’Univers subplanckien.

C’est ce qui rend le roman cosmogonique si intéressant, et si intriguant, car il est au coeur des questions fondamentales que nous nous posons relativement à l’Univers.

Mais une des réponses favorites à cette intrigue est celle de Albert Jacquard, qui répond à la blague, mais non sans profondeur à cette question incontournable : « Qu’y avait-il avant ? » :

S’il n’y avait ni temps, ni espace, il ne peut pas y avoir d’y avait !

Et il y va de son calembour avec y avait, je vous laisse mijoter !

COMMENTAIRES
Questions

  • Qu’est-ce qui vous intrigue dans la cosmologie ?
  • Cet article vous ouvre-t-il d’autres pistes de réflexions ?
  • Appréciez-vous ce genre de survol d’article
  • Y-a-t-il des questions philosophiques cruciales à considérer devant ce type de recherche ?

On peut répondre ici !

NIVEAU 201
Bibliothèque de signets | Références

Age sombre - Pour suivre les développements les plus récents à ce sujet, au fur et à mesure qu’ils sont repérés par l’auteur.

  1. Scientific American: The Emptiest Places
    Space comes in degrees of emptiness, but even in the wasteland between galaxies it is not a complete void
  2. Scientific American: The First Stars in the Universe
    Cet article publié pour la première fois dans le numéro de décembre 2001, apparaît dans un numéro spécial complètement dédié à la vie des étoiles.
  3. Hubble’s Deepest View Ever of the Universe Unveils Earliest Galaxies
    HUBBLE SITE news center, News Release Number: STScI-2004-07, March 9, 2004 09:30 AM (EST).

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APPELONS UN CHAT UN CHAT
Et un blogue un blogue…
 

Mon intérêt pour la cosmologie est une activité de recherche personnelle. L’attribution du Nobel de physique 2006 à deux scientifiques ayant cartographié les traces résiduelles de l’explosion initiale de l’Univers est le premier événement scientifique que je tente de disséquer…

En tentant de résumer leur recherche, j’ai interprété candidement certains faits au niveau de la géométrie de l’Univers. De généreux lecteurs ont éclairé mon erreur de raisonnement. Désormais la prudence sera de mise avant de publier d’inutiles tirades. Belle leçon d’humilité, le suffixe 101, suivant le titre du blogue est justifié : débutant !

La cosmologie investigue également les phénomènes survenus au moment où l’opacité de la matière régnait. The Dark Age of the Universe, dans Scientific American de novembre, en traite avec détails. Je le lis très attentivement ne désirant pas bâcler un résumé, cette fois-ci.

Que les lecteurs du blogue univers zéro 101 le considèrent pour ce qu’il est : un blogue. Son auteur ne se réclame d’aucune formation scientifique, ni ne s’abrite derrière aucun diplôme : c’est un chercheur dilettante – dans le sens enthousiaste – et sans papiers, répétons-le.

Ce blogue est avant tout un portail conduisant aux meilleures sources d’informations repérées. En suivant les liens proposés dans ce blogue, on entre alors en contact avec la science, un peu plus.

Évitons de jouer au scientifique. L’article du Figaro.fr – Les frères Bogdanov perdent leurs procès contre Ciel et Espace – arrive à point nommé. Passer du Nobel à la fumisterie ne prend qu’un clic !

 L’Esprit de l’Halloween vit sur une étoire morte créant du ravage céleste

 Tel est le titre d’un petit article paru aujourd’hui sur le site de l’observatoire Rayon X Chandra…

On y apprend notamment que dans le folklore des Celtes et d’autres cultures anciennes, l’Halloween marquait la mi-temps entre l’équinoxe d’automne (le 21 septembre) et le soltice d’hiver (le 21 décembre) sur le calendrier astronomique, une nuit d’horreur quand les esprits des morts répandent la terreur à leur retour sur Terre. Même si aujourd’hui, c’est la course aux friandises, l’esprit orgiinal de l’Halloween vivrait ainsi dans l’espace, déguisé en nébuleuse du Crabe !

Que de frissons ! Et quel article court écrit par mon fantôme !!!  Si vous avez d’autres légendes de folklore reliées au objets célestes et au cycle des saisons, c’est le temps de laisser ici un commentaire !!!

L’article de Wolfgang Hillebrant et al – How to Blow a Star – sur l’explosion des supernova, et le documentaire Hyperspace, traitant de l’explosion des étoiles, rappellent que les phénomènes distants survenant à l’intérieur des objets célestes ne sont pas déconnectés de notre propre existence. 

SCIENTIFIC AMERICAN
Couverture percutante

SCIAM 200610Scientific American: How to Blow Up a Star [ ASTROPHYSICS ]
It is not as easy as you would think. Models of supernovae have failed to reproduce these explosions–until recently

Le magazine Scientific American d’octobre 2006 propose l’article How to blow a Star, coiffé d’un titre choc en couverture :  Catastrophysics ! Il s’ajoute à ceux déjà cités dans ce blogue… Il attire l’attention tout en étant un néologisme des plus adéquats, faisant référence de manière imagée à un secteur de recherche désigné plus sérieusement astrophysique expérimentale.

Dans le cas présent, l’explosion des supernovas, appartenant à ces objets célestes de forte taille, pourrait aussi s’inscrire dans la catégorie cataclysme ou catastrophe, même si ce type d’événement n’a pas d’impact direct sur l’existence terrestre.

Suffit-il de rappeler que la découverte d’objets célestes peut provoquer de profonds bouleversements culturels ou même des révolutions scientifiques. L’objet céleste méritant le plus de retenir l’attention à ce titre est justement l’explosion d’une supernova, observée le 11 novembre 1572 par l’astronome Tycho Brahé, qui vit alors une nouvelle étoile apparaître dans la constellation Cassiopee. Ce fut l’acte de naissance de l’astronomie moderne, une preuve outrecuidante que le ciel n’était pas fixé à jamais !

Même quatre siècles après la découverte de Tycho Brahé, cet article permet de constater que nous connaissons peu les phénomène complexes se cachant derrière l’explosion d’une supernova : qu’est-ce qui fait exploser un étoile ? Semble-t-il que ce ne soit pas si simple que nous pensons… De plus, les modélisations mathématiques et informatiques des explosions de supernova semblent avoir échoué à les reproduire jusqu’à récemment, semble-t-il. C’est ce que les auteurs nous démontrent avec clarté : une récapitulation illustrée de schémas d’une qualité exceptionnelle aussi.

ASTROPHYSIQUE EXPÉRIMENTALE
Plus près de nous qu’on pense

hyperspace.jpgIl est parfois difficile d’établir un lien entre les expériences conduites en laboratoire et notre propre existence. Comment une explosion d’étoile ou de supernova pourrait-elle nous concerner, nétant qu’une phase du cycle de vie de ce type d’objets célestes, en fait ?  Que représentent-ils pour nous ?

On tente justement d’établir un tel lien dans le documentaire Space de la BBC (Hyperspace en Amérique). On nous familiarise avec le cycle de vie et de mort des étoiles en nous présentant une expérience conduite en laboratoire, recréant un phénomène similaire à une explosion de supernova. Sam Neill, le présentateur de la série, conclut d’ailleurs le chapitre Star Stuff de manière étonnante :

« Je suis né dans l’espace, il y a des milliards d’années, au coeur d’un étoile que je ne connais pas ».

Un des faits étonnants concernant l’explosion d’une étoile est le déploiement d’énergie en résultant. Si vous avez déjà vu un documentaire sur la bombe H, où des séquences spectaculaires au ralenti démontrent le souffle colossal d’une bombe H – ces maisons partant au vent des kilomètres à la ronde – vous n’avez rien vu ! L’explosion d’une étoile représente des MILLLIONS de bombes H. L’activité thermonucléaire de notre Soleil s’incrit aussi dans ce genre de phénomènes ! Toutes ces activités de combustion et de fusion permettent justement de générer les matériaux qui composent notre corps, peut-on l’oublier ?

Ce documentaire est une excellente alternative si on ne désire pas se plonger dans les détails de l’article du Scientific American. Force est d’admettre que la science est aussi intéressante, même en s’inscrivant dans l’Ordre du spectacle, comme il a déjà été mentionné dans un article précédent.

SUPERNOVA MINIATURE EN LABORATOIRE
Une explosion dans un bocal

En plus de nous faire prendre conscience des conséquences de la naissance des étoiles, Neill nous introduit à Paul Drake, spécialisé dans l’astrophysique expérimentale. Il nous accorde le privilège d’être témoins de près d’une expérience tout à fait inusitée : la recréation d’une explosion de supernova dans un laboratoire ! Comme cette expérience n’est pas présentée dans l’article de Scientific American, nous la partageons ici.

On nous présente des images époustouflantes d’une supernova miniature, de 1 / 100 de pouce, sur laquelle on bombarde simultanément 60 torrents de photons émanant d’autant de faisceaux laser, avec une précision de moins de 1 / 1 000 de pouce. Les chercheurs ont recréé cette supernova miniature en fabriquant un sandwich de différents matériaux qui pourraient se retrouver dans le coeur d’une supernova.

L’ampleur des installations du Laboratory for Laser Energetics de l’Université de Rochester, où de déroule cette expérience est étonnante. Elle met aussi en relief une fois de plus ce paradoxe : bien souvent, ce n’est que dans des cathédrales souterraines immenses qu’on observe des phénomènes à une échelle minuscule ! Ce bombardement durant une infime fraction de seconde sollicite une énergie de 60 000 000 000 000 de watts, accumulée dans des banques de capaciteurs. C’est l’équivalent de 20 fois la demande de l’électricité des États-Unis à tout moment ! Les résultats de cette explosion sont filmés à une cadence élevée d’images/seconde, permettant de ramener la séquence des événements à une échelle temporelle où il est possible de visualiser à quoi ressembleraient les premiers instants de l’explosion d’une supernova, même si le phénomène se produit à très petite échelle et dans un laps de temps très court.

Les détails de l’expérience sont décrits dans l’article Star in a Jar, publié dans la revue Discover, vol. 22, no. o6, Juin 2001.

SIMILITUDES ET COMPARAISONS
Un levier de la recherche scientifique

Supernova 1987aSi le documentaire Hyperspace pique votre curiosité, des informations supplémentaires sur la dynamique de ce genre d’explosion permettent de creuser un peu plus ce phénomène, et surtout de connaître les origines de l’expérience qui y est présentée. L’article Supernova Hydrodynamics Up Close, publié par le Lawrence Livermore National Laboratory de Californie relate les travaux de Bruce Remington. Sa lecture permet notamment de constater, une fois de plus, que les similitudes et les comparaisons entre les phénomènes conduisent les scientifiques à élaborer leurs investigations.

Cette approche comparative aurait plu à l’historien des sciences Thomas Kuhn dans sa réflexion sur la structure des révolutions scientifiques, notamment au niveau des changements de paradigme, un événement isolé – lecture de magazine – pouvant mener vers une autre recherche.

Sommairement, c’est en 1995 que Bruce Remington note une similarité inattendue entre des images de deux magazines scientifiques traitant d’hydrodynamique des fluides.

En consultant l’article, vous pourrez voir que la première illustre la simulation du mélange et des éclaboussements turbulents du plasma dans une capsule de fusion, bombardée par les faisceaux puissants d’un laser intense. La seconde dépeint une modélisation informatique des mélanges de gaz durant une explosion de supervona.

Même si la première image représentait un phénomène survenant dans un espace de moins d’un dixième de millimètre de diamètre et la seconde au contraire s’étendant sur des millions de kilomètres, le comportement des fluides apparut comme virtuellement identique dans les deux cas. C’est ce qui conduisit Remington à concevoir que d’autres expériences utilisant un laser puissant pourraient reproduire le comportement des phénomènes se manifestant lors de l’explosion d’une supernova.

CONCLUSION

Depuis quelques années, l’astrophysique expérimentale conduit à des recherches de plus en plus intéressantes, contribuant à une meilleure compréhension de la naissance des objets célestes, ce tissus cosmique constituant le matériau de notre corps. Que ce soit à travers des articles scientifiques détaillés ou par l’intermédiaire de documentaires destinés au grand public, les résultats de ces recherches ont un impact indiscutable sur notre manière de nous représenter les événements et les phénomènes marquant la vie des objets célestes, ausi éloignés soient-ils.

En conséquence, de moins en moins peut-on regarder les étoiles comme des objets distants et éloignés (dans la nuit ou dans la nuit des temps…). Ne permettent-elle pas de nous rappeler, même si nos perceptions peuvent nous tromper, que le Soleil nous est aussi une étoile de jour, comme les étoiles sont des Soleils de nuit ?

Tous ces objets célestes sont intimement reliés à notre existence. Dites qu’il n’y a pas de merveilleux dans tout cela… en serez-vous capables ?

QUESTIONS
Pour laisser un commentaire

  1. Cet article pourrait-il vous motiver à voir le documentaire Hyperspace ? 
  2. Aviez-vous déjà considéré que les éléments composant votre corps pouvaient provenir du coeur d’une étoile ?
  3. L’astrophysique expérimentale vous intéresse-t-elle un peu plus, maintenant ?

NIVEAU 201
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Catastrophysique

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